Combler le vide…

Petite Réflexion du jour d’une confinée…

J’ai compris ce matin en me levant une chose qui justement m’échappait, et faisait de moi une personne insatisfaite en permanence.

Personne ne comblera jamais le vide en moi. C’est à moi d’investir ma propre maison et ma propre maison c’est mon corps et mon âme.

Bienvenue dans l’ancrage sur terre, Madame.

44 ans et un confinement pour ne plus faire peser sur mes relations le poids de mon vide intérieur. J’ai lu des dizaines d’articles et de citations à ce sujet mais je ne l’ai jamais éprouvé… ça y est j’y suis !

Putain ça fait du bien, comme le soleil dehors ☀️☀️☀️

Transmettre…

Parfois je croise mon sourire devant la glace, et je revois celui de mon père.

La nuit quand les enfants sont malades, et que d’un regard furtif je m’aperçois, j’ai l’impression d’avoir aspiré toute l’angoisse de ma mère lorsque nous étions souffrants. Cette douleur qui te tord les boyaux, et te fait lever les yeux vers le Ciel en disant, pourquoi c’est pas moi qui suis malade ?

Ma grand-mère peint, ma mère peint, mais rien de tout cela ne m’a été transmis, puisque les artistes sont tous des marginaux qui crèvent la faim, et que la peinture c’est un bon passe-temps mais rien de plus… Vous aurez senti la petite pointe de cynisme, même si compte tenu de l’éducation, de l’époque, je suis en mesure de comprendre aujourd’hui, ce qui motivé ce rejet.

Or, les générations se succèdent et ne se ressemblent pas. On peut se surprendre à porter les traits de ses parents, les mimiques, parfois même les manies, mais on peut aussi transmettre ce qui nous anime ou nous émeut. C’est un peu comme ça que l’humanité évolue, d’ailleurs…

Ainsi, j’ai défini les contours, et ma douce espiègle a saisi le pinceau et a peint la tunique de Frida. Elle caressait véritablement la toile. Il y a tellement de minutie dans chacun de ses gestes… je crois qu’elle était heureuse qu’on partage ça ensemble, et moi aussi.

Il y a dans la transmission, une joie immense, un bonheur partagé, un peu de soi qu’on laisse à l’autre… et puis il y a la mémoire aussi. Ne jamais oublier d’où l’on vient, j’en reviens toujours à ça.

Mémoire de petite fille de pieds noirs, arrière petite fille d’immigrés espagnols et italiens. Quoi de plus naturel que de vouloir t’enraciner dans le cœur de tes enfants, quand aucune terre ici bas n’est véritablement la tienne ?

Bien innocemment, lorsque j’étais plus jeune, j’imaginais que mes racines c’étaient mes origines terrestres… quelle méprise…

Mes racines sont les traces que les générations précédentes ont laissé dans mon coeur, éternellement.

Se souvenir d’où l’on vient ne signifie pas appartenir à une terre que l’on n’a peut être jamais vue…Se souvenir d’où l’on vient c’est transmettre la beauté, la générosité et l’amour que l’on a reçus, et si l’on a à cœur que ce monde change, c’est plus loin encore, transmettre avec audace ce que l’on a cru percevoir, et qui n’est jamais arrivé jusqu’à nous…

Bonne soirée à tous, prenez soin de vous.

Love ❤️

Se réjouir des petites choses

Aujourd’hui c’est la première fois depuis 1 mois que je constate avec une grande joie que j’ai dormi toute une nuit complète…

J’ai l’impression que l’on m’a soufflé de la vie dans les poumons.

J’aimerais bien faire partie de ces personnes qui ne peuvent dormir que quelques heures et s’en retrouvent complètement restaurées, mais malheureusement si je dors mal, cela va jusqu’à dénaturer mon caractère, mes réactions et donc ma relation aux autres et ma façon même de percevoir la réalité…

C’est pour ça qu’aujourd’hui je suis vraiment heureuse et je rends grâce juste pour ça.

Mon cerveau ne s’arrête jamais de fonctionner et cette nuit il a rendu les armes, je suis transformée.

Je vous souhaite une douce journée à tous et je vous embrasse bien fort.

L’illustration est de YAO YAO MA VAN AS. Je l’aime d’amour, allez faire un tour sur son site si ça vous intéresse, c’est vraiment doux et très joli…

Quand est-ce qu’on s’arrête ?

Tous les jours, à chaque fois que le jour se lève, tous les espoirs sont permis.
Alors je recommence à croire que je vais tenir mes résolutions pour ma santé mentale, et psychique. Je crois aussi que je réaliserai ce que je me suis fixée comme objectifs pour la journée : lire encore plus, faire de l’anglais, classer mes cours des beaux arts, manger plus sainement, faire du yoga et méditer tous les jours, et j’en passe…
Et puis, je ne sais trop pourquoi, y’a toujours un moment dans la journée, où je lâche l’affaire… Et alors là, c’est le décrochage intégral…

A une échelle plus grande encore, quand est-ce que tu arrêtes de croire chaque jour que tu vas révolutionner ta vie ?Quand est-ce que tu vas arrêter de chercher des sensations fortes dans les sentiments, dans tout ce que tu peux éprouver pour te sentir vivante…

J’ai 44 ans, 2 filles et 2 fils beaux, je suis mariée. Je suis secrétaire dans la fonction publique. J’ai un appartement. Tout est calé. Pourquoi toujours vouloir aller plus loin que ça ? Quand est-ce que ça va arrêter de me faire mal au cul de me dire que je suis secrétaire ? Il y a un principe de réalité qui pourtant jamais ne devrait te quitter… quand tu veux te réorienter et que tu te rends compte que ta formation d’art thérapeute te coûte 12.000 euros, alors que tu dois payer en priorité les études de tes enfants ?

Quand est-ce que je vais rentrer dans ce putain de fuckin’ rang… ???

Est-ce qu’accepter ça veut dire que tout est fini, qu’il n’y a pas d’autre option ? Pourquoi est-ce que depuis toujours je n’arrive pas à me satisfaire de ce que j’ai : j’ai la santé ma famille aussi un toit un job ? Pourtant j’en ai traversé des épreuves, et des choses graves…

Bonjour, je m’appelle Stéphanie, j’ai 44 ans. Je suis mariée, j’ai 4 enfants. Je suis secrétaire.
C’est pas glamour, mais c’est ma vie.
Je vous laisse, ma fille de six ans parle aux oiseaux, je crois qu’elle tient un début de réponse.


And then Allen STONE

Je pensais qu’en musique, j’avais à peu près découvert tout ce qu’il y a de beau sur terre.

Quelle ne fut ma surprise, lorsque pour la première fois, cette voix de oufff effleura mes tympans.

Il EST des œuvres musicales, littéraires, picturales, cinématographiques qui vous changent à tout jamais… Nous y sommes !

Sa voix vient chercher toute la mélancolie au creux de mes entrailles, pour l’aider à s’envoler. Quand je l’écoute, j’ai l’impression que des ailes me poussent dans le dos, et que plus rien ne pourra entraver cet envol.

Les chansons parlent de notre condition, avec tout ce qu’elle peut se trimballer de pesant, et il en fait des hymnes à la liberté.

J’arrête là, ou vous allez croire que je suis tombée amoureuse… de sa musique c’est sûr…

Si vous voulez vous faire du bien… go go Allen STONE, je vous dis.

Happy Eastern, darlings of mine 🐣

On reste positifs !!!

Bonsoir à tous,

J’espère vous trouver en bonne forme aujourd’hui : morale et physique.

Hier j’ai été amenée à me rendre exceptionnellement à mon travail, pour préparer la suite du confinement et ne pas me retrouver totalement à la rue, à mon retour…

Et bien une fin de confinement, ça se prépare, moralement et physiquement…

Hier soir j’ai vraiment eu l’impression d’avoir été passée dans une essoreuse. Le retour au boulot m’a vraiment permis de mesurer que je n’irai pas au delà des deux ans sur ce poste, et que ça me pèse énormément autant physiquement que moralement.

Aujourd’hui, comment vous dire… j’ai juste pu faire le minimum syndical, mais j’ai quand même pu faire un truc super important.

Je ne suis ni structurée, ni rigoureuse.

J’ai tendance à glisser… Ayant un cerveau qui fonctionne à peu près 17h/24, j’ai essayé de structurer tout ça dans un bullet journal (en photo).

Un bullet journal, c’est un journal dans lequel on se fixe des objectifs : mensuels, hebdomadaires et quotidiens.

J’espère que ça va fonctionner.

Je vous raconterai la suite de cette expérience, mais je n’ai malheureusement plus d’autres options, l’étape suivante on me retrouve dévorée par les bergers allemands comme Bridget Johnes…

Je vous embrasse fort,

Prenez soin de vous.

Love ❤️ toujours…

Le plaisir d’avoir soif…

El renacimiento…

C’est ainsi que je pourrais appeler ce moment. Ce moment où tu oses faire, ce à quoi tu as renoncé depuis des années.

Ressortir les pinceaux en bois, les tubes argentés, la toile immaculée. Imaginer la lumière, d’où elle vient, où va-t-elle se loger, que viendra-t-elle éclairer ?

Le plaisir d’écouter le pinceau qui caresse la toile…

Ce tableau ne ressemblera peut-être à rien de ma volonté initiale, certainement même, mais reprendre la peinture c’est un peu comme avoir eu soif pendant des années, et s’autoriser enfin à porter l’eau à ses lèvres.

Sans vouloir en faire un truc super chiant j’imagine que ça pourrait s’apparenter à nos futures étreintes, après le confinement… quelque chose qui nous paraissait coutumier, gratuit et qui devient tout à coup, quelque chose de précieux, juste parce que c’était interdit…

Récemment, j’ai regardé une interview de Christine and the Queen. En dehors de toutes considérations musicales, elle a dit quelque chose d’essentiel et de merveilleux : une personne est toujours belle, du moment qu’elle s’autorise à être ce qu’elle veut être…

Je crois que pour ce soir je n’ai rien à rajouter.

Bonne soirée à tous, prenez soin de vous ❤️